Vive la dette

juillet 19th, 2016

La crise financière de 2007-2008 a mis en évidence l’excès de dette privée antérieur, l’excès de dette publique qui en a résulté, et leur insuffisante résorption. Et pourtant, leur accumulation reste encouragée. Que nous propose en effet la nouvelle Commission européenne?? Une Union des marchés de capitaux pour élargir l’accès au marché de la dette. Et sur le plan fiscal, comment la dette est-elle traitée?? De manière préférentielle?: les intérêts qui s’y rapportent sont fiscalement déductibles pour toutes les entreprises. Cet avantage fiscal incite les entreprises à préférer la dette aux fonds propres. Les banques aussi, structurellement plus endettées que les entreprises non financières. Et ce d’autant plus qu’elles sont grandes et qu’elles bénéficient d’une garantie de sauvetage par les pouvoirs publics, car alors la dette leur coûte encore moins cher. Les dispositifs de résolution qui se mettent en place ne résorberont que partiellement ce subventionnement implicite de la dette par les pouvoirs publics. “Cet avantage fiscal incite les entreprises à préférer la dette aux fonds propres” De ce biais pro-dette, il résulte que des entreprises plus fragiles – plus endettées et donc moins capitalisées – sont financées par des banques elles-mêmes plus fragiles. Pour les banques, cette incitation fiscale au financement par la dette s’inscrit en contradiction avec le renforcement des exigences réglementaires de capitaux propres. Si d’ailleurs, les banques expriment souvent leurs réticences et leurs difficultés à accroître leurs fonds propres, ce qui théoriquement est neutre en termes de rentabilité, c’est précisément parce que cette distorsion fiscale fait des fonds propres une ressource plus coûteuse que la dette. Depuis le milieu des années 2000, ce biais préoccupe les autorités publiques et fait l’objet de débats académiques. Pour le supprimer, deux principales options sont discutées. Économistes et parlementaires américains sont plutôt favorables à la non-déductibilité des intérêts de la dette. À première vue, la plus simple et la plus logique, cette option pose deux problèmes. Premièrement, si le but est seulement de supprimer la distorsion fiscale, alors il est normal de compenser le surcroît d’impôt résultant de la suppression de la déductibilité. Comment?? En réduisant par exemple le taux d’impôt sur les bénéfices. Mais alors la non-déductibilité des intérêts devient vite un bon prétexte pour obtenir la baisse de l’impôt sur les bénéfices. Dans leur projet de réforme fiscale pro-croissance, les sénateurs américains Mike Lee et Marco Rubio proposaient ainsi début 2015 de supprimer la déductibilité fiscale des intérêts, mais aussi les taxes sur les revenus d’intérêts, et de réduire à 25?% le taux d’impôt sur les bénéfices. “La non-déductibilité des intérêts est malheureusement une solution mal adaptée aux banques?: taxer les banques sur leur marge brute reviendrait à taxer un chiffre d’affaires au lieu d’un bénéfice” Deuxièmement, la non-déductibilité des intérêts est malheureusement une solution mal adaptée aux banques?: taxer les banques sur leur marge brute (intérêts reçus) plutôt que nette (intérêts reçus moins intérêts versés) pose problème, puisque cela reviendrait à taxer un chiffre d’affaires au lieu d’un bénéfice. Les banques étaient d’ailleurs exemptées dans la proposition des deux sénateurs américains. Pourtant, c’est en priorité pour elles qu’il faudrait corriger le biais.

Guerre et terrorisme

juillet 19th, 2016

Longtemps le terrorisme fut la poursuite de l’espionnage par d’autres moyens. Voici qu’il est devenu, de mutations en mutations – mouvement accéléré depuis 1989 et la chute du mur de Berlin – la continuation de la guerre par d’autres moyens. Les attentats du 13 novembre, après ceux du 7 janvier, ont secoué la France, son gouvernement, ses services de sécurité. Et son peuple. Désormais, on sait que la guerre n’est pas seulement un jeu vidéo, mené à distance et de très haut sans aucune conséquence sur son propre sol. Pour des raisons diverses, et qui mériteront un jour sans doute le regard critique de l’historien, la France a déclaré la guerre à l’État islamique (c’est son nom et il va bien falloir cesser de se cacher derrière Daech, qui veut dire la même chose en arabe), le bombarde. Et l’État islamique, qui met en garde, menace et exécute depuis l’enlèvement d’Hervé Gourdel en Algérie fin 2014, réplique partout où il le peut. L’État, qui a longtemps hésité à désigner l’adversaire (ce qui est toujours le signe d’une faiblesse, car désigner l’ennemi est le premier pas vers la capacité à le combattre), a enfin défini ses contours (armée terroriste djihadiste) qui correspondent assez justement à l’organisation qui attaque la France (on saluera l’apport du renseignement militaire à ce progrès). Ce qu’est en réalité l’État islamique reste encore un peu mystérieux, comme le souligne très justement mon collègue Xavier Raufer, mais au moins a-t-on enfin compris comment il fonctionnait et qui le dirigeait. Il faut maintenant trouver comment lui résister efficacement. Et pour cela il faut comprendre comment le terrorisme a évolué, devenant un objet pluriel et complexe. Depuis 1979 avec la chute du Shah d’Iran, suivie en 1989 de celle de l’URSS, l’apparition d’un terrorisme d’une nature différente des précédents a changé la donne. Le terrorisme d’État s’est réduit, les irréductibles basques et irlandais ont rendu les armes, les Farc en Colombie se sont tout simplement criminalisées. Le “golem” Al-Qaïda version Ben Laden s’est retourné contre ses inventeurs et, après avoir inventé l’hyperterrorisme, s’est fait dépasser par le Califat de l’État islamique. “Au moins a-t-on enfin compris comment il fonctionnait et qui le dirigeait. Il faut maintenant trouver comment lui résister efficacement. Et pour cela il faut comprendre comment le terrorisme a évolué, devenant un objet pluriel et complexe” Sont apparues en complément deux “nouveautés”?: les hybrides, gangsterroristes, et le lumpenterroriste, agissant par impulsivité avec les moyens du bord. Le tout porté par un processus d’accélération grâce à l’incubateur Internet. Ces nouveaux opérateurs ne sont du coup plus importés de l’extérieur, mais sont nés sur le sol des pays occidentaux cibles. Des terroristes enracinés ont peu à peu remplacé les habituels commandos envoyés de l’extérieur. Quand ils ne sont pas simplement convertis dans l’espace de l’islam radicalisé, loin d’être le principal opérateur du terrorisme, en Occident tout du moins. Avec Khaled Kelkal en 1995, le Gang de Roubaix en 1996, la France a connu la douloureuse expérience des hybrides, mi-gangsters, mi-terroristes, naviguant entre deux fichiers et échappant ainsi à l’attention des services incapables de faire la connexion et de dépasser les cloisonnements. Seize ans plus tard, Mohammed Merah rappellera que le processus fonctionnait toujours, les attentats du 7?janvier et ceux du 13?novembre encore plus. Et la démonstration vaut désormais dans tout l’Occident, Belgique en figure de proue, avec son Bruxellistan de Mollenbeck et sa base arrière de Verviers, connus depuis au moins l’assassinat du commandant Ahmed Shah Massoud en prologue des attentats de septembre?2001.

Expérience de combat aérien

mars 15th, 2016

Je passe trop de temps sur internet, c’est un fait. Sans rien y faire de bien constructif, d’ailleurs (à moins que regarder des vidéos de chatons sur YouTube puisse être considéré comme une occupation constructive). Mais à de rares occasions, entre deux pertes de temps, je trouve une pépite. C’est ce qui m’est arrivé dernièrement, en découvrant à ma grande surprise qu’il était possible de faire un combat aérien… à bord d’un véritable appareil ! Sans trop prendre le temps de réfléchir, j’ai donc sauté sur l’occasion. Ma douce ne partageait pas mon enthousiasme quant à la chose, et ce d’autant moins lorsqu’elle a appris le prix de la prestation. Mais je n’ai pas acquis ma réputation d’acheteur impulsif pour rien ! S’il m’arrive parfois de regretter mes « craquages », ça n’a pour le coup pas été le cas. Difficile de raconter une journée aussi dingue, mais je vais quand même tenter le coup. Ca a duré une journée entière. Les premières heures, j’ai commencé par m’initier aux bases du pilotage. N’ayant jamais pénétré un cockpit d’avion, je ne savais pas trop quoi m’attendre, mais le briefing était fort heureusement très pédagogique. Puis ça a été le moment de décoller, et là, ça a été une autre histoire. Là, ça a été de la folie. Imaginez un laser game géant à bord de de biplans au style rétro. Vous vous retrouvez aux commandes de l’un d’eux, tandis qu’un second est piloté par un autre participant. L’instructeur, un ancien pilote de chasse de l’armée de l’air, fait décoller l’appareil puis vous remet progressivement les commandes. Au fil des minutes, vous voilà seul à tenir le manche ! Vous apprenez d’abord à vous déplacer, puis doucement à faire en sorte d’amener l’appareil ennemi dans votre viseur pour l’abattre. Et quand vous l’atteignez, cela déclenche des fumigènes et l’appareil abattu laisse échapper une traînée de fumée ! Grandiose ! Alors bien sûr, il ne s’agit là que d’un jeu. Mais je peux vous dire que vous perdez vite cette réalité de vue, une fois que vous avez tiré votre première salve ! Surtout que, juste après, vient le moment de permuter les rôles et que, cette fois, c’est vous la cible ! Le jeu n’a beau en être qu’un, l’adrénaline qui vous coule dans les veines est bien réelle, elle ! Si vous habitez dans les environs de Bordeaux,, je vous recommande vivement l’expérience. Voilà le site où j’ai trouvé ce combat aérien, pour ceux que ça intéresse ! Suivez le lien.

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Suicide en voyage

mars 15th, 2016

Lundi, l’Intercités Bordeaux-Marseille a eu plus de cinq heures de retard et un conducteur a été agressé à Angoulême dans un TGV Bordeaux-Paris Les passagers de l’Intercités Bordeaux-Marseille sont arrivés hier lundi avec cinq heures de retard à la gare Saint-Charles. Le train a été arrêté vers 9 heures entre Agen et Valence d’Agen, dans le Tarn-et-Garonne, après un premier accident de personne : un Agenais de 44 ans venait de se jeter sur les rails. Le trafic a finalement repris vers 11 h 30, mais le voyage des 130 passagers s’est à nouveau interrompu à 13 heures, vers Toulouse, pour un autre accident de personne. Le trafic de la gare d’Agen a été fortement perturbé. Les voyageurs sont arrivés à Marseille vers 15 h 30. Dans la même journée de lundi, une agression sur un contrôleur a eu lieu du côté d’Angoulême sur un TVG circulant entre Bordeaux et Paris. Il est question d’un droit de retrait de certains agents de l’unité d’affectation de Toulouse, dont dépend le contrôleur agressé.

En route pour Mars

mars 15th, 2016

La mission européenne ExoMars 2016 a bien débuté son voyage vers Mars, avec un décollage réussi à 10h31 (heure de Paris) de la fusée russe Proton depuis le cosmodrome de Baïkonour. Mais le suspense devrait encore durer pendant une partie de la journée de lundi: si le satellite Trace Gas Orbiter et l’atterrisseur Schiaparelli ont été envoyés dans l’espace avec succès, il faudra attendre un peu moins d’une douzaine d’heures pour avoir la confirmation que le duo de l’Agence spatiale européenne a réussi à quitter l’orbite terrestre pour se placer sur une trajectoire qui les emmènera en sept mois vers la planète rouge. Les moteurs du quatrième étage Briz-M devront s’allumer trois fois pendant la journée pour placer la sonde sur des orbites de plus en plus éloignées autour de notre planète, jusqu’à une dernière poussée qui fournira assez de vitesse pour échapper à l’attraction terrestre. Le lancement pourra être considéré comme un succès vers 22h ce soir, quand le satellite TGO se séparera de l’étage Briz, déploiera ses panneaux solaires et enverra un signal par radio au centre de contrôle européen, l’ESOC, à Darmstadt (Allemagne). La prochaine phase critique de la mission est prévue le 16 octobre, avec le largage de Schiaparelli trois jours avant son atterrissage à haut risque, puis un gros freinage de TGO pour se placer en orbite autour de Mars.

Découvrir Anguilla

décembre 21st, 2015

Colonisée par des colons anglais de Saint Kitts et en 1650, Anguilla a été administré par la Grande-Bretagne jusqu’à ce que le début du 19e siècle, quand l’île – contre la volonté des habitants – a été incorporé dans une seule dépendance britannique avec Saint-Kitts-et-Nevis. Plusieurs tentatives de séparation échoué. En 1971, deux ans après une révolte, Anguilla a finalement été autorisé à faire sécession; cet arrangement a été officiellement reconnue en 1980, avec Anguilla devenir une dépendance britannique séparée. Anguilla a peu de ressources naturelles, et l’économie dépend fortement du tourisme de luxe, les activités bancaires offshore, la pêche au homard, et les envois de fonds des émigrés. Augmentation de l’activité dans l’industrie du tourisme a stimulé la croissance du secteur de la construction contribuant à la croissance économique. Anguillaises fonctionnaires ont mis des efforts considérables dans le développement du secteur financier offshore, qui est petite mais croissante. Dans le moyen terme, les perspectives de l’économie dépendra en grande partie sur le secteur du tourisme et, par conséquent, sur la croissance des revenus relancé dans les pays industrialisés ainsi que des conditions météorologiques favorables. Source: Voyage Groupe.

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Portique de sécurité sur Thalys, France

décembre 21st, 2015

Les nouveaux dispositifs de sécurité mis en place par Thalys feront leur apparition en gares du Nord et de Lille le 20 décembre. Ils seront composés d’un portique pour le contrôle des voyageurs, et d’un scanner à rayon X pour la vérification des bagages. Au total, 7 dispositifs sont répartis sur les deux quais utilisés par Thalys en Gare du Nord. A Lille Europe, le portique sera mis en place dans le Hall 1. Les voyageurs d’affaires les plus fréquents – à savoir les clients porteurs de la carte ThalysTheCard Platinium et Platinium+ – pourront profiter d’une ligne rapide prioritaire. Dans le communiqué publié le 17 décembre, Thalys « recommande pour le moment à ses clients, et notamment aux clients ayant des bagages, d’arriver une vingtaine de minutes avant le départ », mais précise que « le dispositif a été conçu pour permettre le contrôle de tous les passagers pendant le temps usuel d’embarquement, c’est-à-dire en vingt minutes ». « D’importants efforts ont été déployés, avec nos partenaires et avec les autorités, pour assurer la bonne mise en œuvre de ces contrôles dans le respect de nos conditions d’accueil et de service » rappelle Agnès Ogier, directrice générale de Thalys. « Ces dispositifs sont une première réponse ; l’objectif est clair : assurer la sécurité des clients et des personnels dans les meilleures conditions possibles de fluidité pour un voyage aussi sûr que rapide et confortable ».

Jet Airways se concentre à Amsterdam

décembre 21st, 2015

Jet Airways lancera le 27 mars prochain deux vols quotidiens sans escale entre Amsterdam et les hubs indiens de Mumbai et de Delhi. L’aéroport de Schiphol deviendra ainsi le nouveau centre névralgique de la compagnie sur le marché européen. Les nouveaux vols quotidiens reliant Amsterdam à Mumbai et Delhi prendront leur envol le 27 mars 2016, et seront assurés grâce au nouvel Airbus A330-300 dernière génération de Jet Airways. L’appareil est doté de 34 sièges en « Première », la classe affaires de la compagnie, et de 259 places en Economy Class. Un vol quotidien entre Amsterdam et Toronto figure également au programme de Jet Airways. La compagnie indienne attend par ailleurs la validation du gouvernement concernant l’accord de partage de codes conclu avec KLM Royal Dutch Airlines et Delta Air Lines, visant à proposer des connexions optimales à l’aéroport d’Amsterdam, depuis et vers 30 destinations européennes, dont Bruxelles, Berlin, Copenhague, Munich, Madrid, Genève et Vienne.« C’est une étape importante pour Jet Airways, qui souhaite proposer un plus grand choix de destinations et les meilleures connexions possibles à ses clients » souligne Cramer Ball, Chief Executive Officer chez Jet Airways a déclaré. « Nos deux vols quotidiens entre Amsterdam et l’Inde faciliteront la croissance du tourisme d’affaires et loisirs entre les deux pays » ajoute-t-elle.

Islande, cette île qui ne veut pas de l’Europe

octobre 19th, 2015

L‟Islande a bien suscité un intérêt fort des Européens ces deux dernières années, certes moins en raison de ses perspectives européennes que de l‟éruption du volcan Eyjafjöll qui a entraîné une paralysie du système aérien. À première vue, l‟adhésion de ce pays ne pose pas de problème pour l’Union européenne, notamment en raison de sa taille modeste : après tout, ce pays est 250 fois moins peuplée que la Turquie, autre pays candidat. En d‟autres termes, l‟Islande ne représente que 0,06 % de la population de l‟UE pour 0,08 % du PIB : son niveau de vie atteint 120 % du niveau communautaire. Cette île, longtemps sous domination norvégienne puis danoise, a obtenu son indépendance en 1944 et a semblé jusqu‟à présent assez éloignée de la question de l‟élargissement. Forte de son économie florissante, de son indépendance tardivement acquise et d‟un sentiment insulaire, l‟Islande n‟a guère semblé pressée de devenir un nouvel Etat membre de l‟UE. Pourtant, la crise économique et financière amène l‟Islande à repenser sa politique étrangère : faut-il suivre comme d‟autres le chemin de l‟élargissement, ou se contenter d‟un rapprochement pragmatique et partiel avec l‟UE ? Le 17 juillet 2009, le jour de sa fête nationale, l’Islande a fait officiellement une demande d’adhésion à l‟Union européenne. Le gouvernement de Johanna Sigurdardottir y est plutôt favorable, sachant que l‟opinion publique et les partis politiques sont toujours divisés. Bien évidemment, l‟effondrement du système bancaire qui a commencé en octobre 2008 à joué un rôle de catalyseur dans cette évolution, mais la politique islandaise n‟y est pas réductible. Petite économie ouverte, l‟Islande a dû passer rapidement d‟une économie centrée sur la pêche à une économie plus diversifiée, incluant un bras financier important. Une politique laxiste du crédit a permis une accélération marquée de la consommation. Le secteur financier islandais reposait essentiellement sur trois banques, Landsbanki, Kaupthing et Glitnir (représentant les trois quarts de la valeur de la bourse), qui se déclarèrent en faillite. Plusieurs chiffres témoignent d‟un emballement : la place de l’intermédiation financière de l’immobilier est en effet passée de 17% du PIB en 1998, à 26% en 2007. La valeur des actions a été multiplié par 6 entre 2002 et 2007, ce qui ne semblait pas tenable à terme. La forte dépression économique qui s’en est suivie, de 5,5% en rythme annuel au premier semestre 2009, a entraîné l’octroi d’un prêt massif du FMI en novembre 2008. Le pays doit désormais retrouver la stabilité monétaire afin d‟assainir son budget et de restructurer son secteur bancaire ; en 2009, le déficit public a atteint 14,4% du PIB. Autre motif d‟inquiétude, le ratio de la dette publique sur le PIB atteint désormais 130% en 2010, contre seulement 29% de 2007. Le taux de chômage, quant à lui, est passé de 2,5% avant la crise à 9% de la population active en avril 2009. Au demeurant, si l‟Islande a reculé dans de nombreux classements internationaux pour sa compétitivité, elle conserve un certain nombre de forces, comme la qualité de son éducation, sa performance dans les nouvelles technologies et de bonnes infrastructures. Cette crise n’a pas été sans impact sur le système politique islandais dans la mesure où le premier ministre a été contraint à la démission en janvier 2009. Les élections qui s’ensuivirent ont permis une alternance, la coalition vainqueur rassemblant la gauche pro-européenne composée de l’alliance social-démocrate et du mouvement gauche – vert. Source: agence séminaire Islande.

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Voyageur du Monde se porte très bien

octobre 19th, 2015

Le groupe de Jean-François Rial, qui vient de publier ses résultats semestriels, marque une pause en chiffre d’affaires. Mais avec des projets de croissance externe et de développement à l’international en 2016 qui devraient le faire rebondir. A l’issue du premier semestre 2015 clos le 30 juin dernier, le groupe Voyageurs du Monde affiche un chiffre d’affaires de 135,1 millions d’euros, en baisse de 0,6% à périmètre constant par rapport à la même période en 2014. Après exercice annuel en forte croissance (+8,8%), l’activité recule de 4,8% en terme réel sur les six premiers mois de 2015, compte tenu des effets conjugués de différents événements : Coupe du monde de football 2014 (qui avait généré du chiffre d’affaires supplémentaire sur le premier semestre 2014), fin du partenariat avec 1001 listes, cession de Trace Directe en décembre 2014 et acquisition de La Pèlerine en décembre 2014. Il s’agit néanmoins d’une « performance », selon la direction du groupe, vu le contexte difficile, caractérisé notamment « par la chute de la fréquentation touristique en Afrique (Ebola) et dans les pays musulmans – suite au décès du guide français en Algérie -, à la tragédie de Charlie Hebdo et aux attentats en Tunisie ». « Au cours de la période, tous les pays musulmans sont d’ailleurs sortis du Top 15 des destinations du groupe, soit le Maroc, Oman et la Tanzanie », remarque Jean-François Rial, « ce qui est très significatif même si sur le deuxième semestre, les choses évoluent ». Le résultat net s’établit à -3,5M€ à périmètre constant (-3,4M€ en terme réel), contre-2,3M€ au cours de l’exercice semestriel précédent (-1,7M€ en terme réel). Cette détérioration est due « à un faible tassement du taux de marge, non récurrent sur le deuxième semestre ». Il est important de rappeler que le résultat au 30 juin demeure structurellement déficitaire, en raison du cycle de l’activité : 40% du chiffre d’affaires sont réalisés au premier semestre, et 60% au second. « Sur l’ensemble de l’exercice réalisé à hauteur de 95%, nous resterons en croissance de 2% », estime Jean-François Rial, avec des marges globalement équivalentes à celles de 2014.