Deneuve taclée pour soutenir Polanski

avril 11th, 2017

Taclé par les twittos pour avoir défendu, à plusieurs reprises, Roman Polanski, évoquant notamment ses démêlés judiciaires, Catherine Deneuve a vu l’épouse du cinéaste, Emmanuelle Seigner, lui manifester son soutien sur les réseaux sociaux. L’actrice de La Vénus à la fourrure a publié, dimanche 20 mars sur Instagram, une photo de Catherine Deneuve à l’époque du tournage du film Repulsion, réalisé par Roman Polanski. En légende de cette image, des hashtags plutôt élogieux envers l’actrice iconique des Demoiselles de Rochefort. «Star», «Icône», «Beauty»… Depuis une semaine, Catherine Deneuve enchaîne les apparitions médiatiques pour la promotion de son dernier long-métrage Sage Femme, où elle partage l’affiche avec Catherine Frot. De l’Obs, à l’émission de Yann Barthès sur TMC, Quotidien, en passant par Europe 1, tous, ont évoqué le sujet qui fâche: Roman Polanski. Interviewé par l’animateur Fabien Namias sur la matinale de la radio généraliste, Deneuve s’en était pris au déchaînement médiatique des associations féministes, à l’origine, selon elle, du retrait de Polanski de la présidence des César 2017. «Je suis sûr que beaucoup de femmes qui se sont lancées, comme ça, dans cette pétition, ont fait un raccourci en se disant qu’il s’agissait d’un homme qui viole des petites filles. C’est honteux», s’indignait-elle.

Le chantage Ryanair sur le Brexit

avril 6th, 2017

Ryanair a averti qu’il faudra arrêter les vols en provenance du Royaume-Uni pour « semaines ou mois » si Theresa May ne scelle pas un accord bilatéral de Brexit sur l’aviation internationale. La suspension des vols de Stansted et d’autres aéroports était « une possibilité très distincte », a déclaré le responsable financier de la société, Neil Sorahan, à The Guardian. Il a ajouté: « Dans le pire des cas, il n’y aura pas de vols entre le Royaume-Uni et l’Europe pour une période, pour tous les transporteurs. « Il pourrait y avoir une situation où vous allez avoir l’aise avec des séjours pour l’été 2019: ces voyages au Portugal et en Espagne, à moins que vous ne puissiez nager, ne vont pas vraiment se produire. » Ryanair, un Dublin- , Est légalement autorisé à opérer hors du Royaume-Uni dans le cadre d’un règlement européen sur les « ciel ouvert » qui permet à toutes les compagnies aériennes de l’UE et d’autres personnes dans la « zone de voyage commune » y compris le Maroc, l’Islande, la Norvège et la Suisse de voler dans et hors de Un pays s’est inscrit au pacte. La politique de ciel ouvert lie les membres de l’UE à la surveillance réglementaire par la Cour de justice européenne et à la liberté de mouvement, deux lignes rouges pour le gouvernement britannique dans les négociations de Brexit. Mais Sorahan a déclaré que, même si May a changé de position, Ryanair devait faire des plans d’urgence car l’UE avait déclaré qu’il ne pouvait y avoir aucun contrat Brexit jusqu’à ce que toutes les parties de l’arrangement soient convenues. « L’Europe a été très claire ces derniers jours, qu’aucun accord ne sera mis en place, ils ne prévoient pas de mettre en place des offres spéciales », a-t-il déclaré. « S’il y avait un scénario de falaise avec les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce et aucun bilatéral sur ciel ouvert en place, il existe une possibilité distincte qu’il n’y aura pas de vols pendant une période de temps entre l’Europe et le Royaume-Uni. L’impact sur les entreprises serait désastreux. « La Grande-Bretagne est l’une des bases clés de Ryanair avec 40 des 400 avions exploités sur 19 aéroports du Royaume-Uni, y compris Stansted, Glasgow et Belfast. Mais la compagnie aérienne a déclaré qu’elle envisageait d’abandonner les vols entre l’Ecosse et l’Irlande du Nord et la capitale, en raison des coûts après Brexit. Ryanair croit qu’il devra mettre en place une filiale britannique avec une licence d’exploitation aérienne britannique (AOC) pour continuer les routes. Bien que Sorahan n’a pas confirmé le coût, easyJet a déclaré ses propres démarches pour obtenir une filiale de l’UE et la licence coûtera à la société 10 millions de livres sterling. Alors que easyJet perdrait autrement 40% de son trafic, les vols au Royaume-Uni de Ryanair ne représentaient que 2% de ses activités, a déclaré Sorahan. « La décision est peut-être de ne pas aller pour un AOC, mais tout simplement d’abandonner le vol domestique au Royaume-Uni ». Source: Pilotage Avion.

Le Front al-Nosra s’effondre

mars 13th, 2017

En allusion à la montée des règlements de compte et différends au sein des groupes terroristes, le site analytique al-Waqt annonce que le Front al-Nosra connaîtra une fin précoce. En 2016, bon nombre de chefs du Front al-Nosra à Idlib en Syrie ont été assassinés, ce qui indique que ce groupe terroriste devrait bientôt cesser d’exister. « En raison des multiples défaites essuyées par le Front al-Nosra, notamment à Alep, les autres groupes armés ne cherchent plus à le rejoindre. L’augmentation du nombre des assassinats au sein de ce groupe est à l’origine de sa faiblesse », a conclu le site al-Waqt. Récemment, un terroriste saoudien faisant partie des chefs de Jaych al-Fatah, Abdallah al-Mahissani, avait reconnu que la coalition des opposants au gouvernement syrien avait échoué en raison de l’irresponsabilité des chefs des divers groupes qui la composaient. « On ne peut pas accepter que le Front al-Nosra tente d’unir les divers groupes terroristes, car il cherche en réalité à s’ingérer au sein du commandement de ces groupes », avait-il déclaré. Toutes ces questions s’expliquent par la profonde divergence idéologique au sein des groupes armés opposés au gouvernement syrien. Outre les assassinats au sein de ces groupes, on peut citer l’attaque du Front al-Nosra contre la base d’un groupe terroriste rival, l’Armée syrienne libre.

L’autopartage, bientôt dans le luxe ?

janvier 10th, 2017

L’autopartage entre particuliers peut prendre deux formes distinctes : la première, probablement la plus répandue, est informelle et consiste à prêter ou à louer son véhicule à plusieurs personnes de son entourage (voisins, amis, famille) et de partager son usage (à titre gratuit ou payant). Plus récemment, la location formelle de voitures entre particuliers a fait son apparition et s’effectue par le biais de sites internet spécialisés (Drivy, Koolicar, Ouicar, etc.) mettant en relation des personnes qui ne se connaissent pas. La création de ces plateformes numériques de mise en relation permet aux particuliers d’offrir leur véhicule en partage contre une rémunération, et de rentabiliser ainsi la possession et l’entretien de leur véhicule lorsque celui-ci est à l’arrêt. L’apparition de ces nouvelles plateformes a permis la professionnalisation et la normalisation d’une pratique spontanée gérée au sein d’une communauté restreinte de parents ou de proches, notamment grâce à la participation des assurances. Depuis les années 2010, l’autopartage entre particuliers tend à prendre de plus en plus d’ampleur en France avec un parc actuel de près de 50 000 véhicules en location de particulier à particulier. Le développement de cette pratique repose sur un constat simple, souvent relayé par les acteurs positionnés sur le segment : une voiture coûte de plus en plus cher à entretenir et à posséder en raison des coûts fixes que cela implique. En effet, même si l’on n’utilise pas son véhicule, on subit, en plus des coûts d’acquisition, la hausse des dépenses en assurance, en parking et le contrôle technique. Or, les véhicules restant 95% du temps à l’arrêt, leur location ponctuelle via les diverses plateformes permet à leurs possesseurs de faire des économies et d’amortir une partie de leurs frais. Parallèlement, cette nouvelle offre permet à certains ménages de louer un véhicule moins cher que chez un loueur traditionnel. Acteurs et chiffres clefs des services d’autopartage entre particuliers Les initiatives de services de location de voitures entre particuliers se sont multipliées ces dernières années,avec l’apparition d’acteurs comme Drivy, Ouicar, Livop, Deways, Zilok, Koolicar ou encore Buzzcar (racheté en avril 2015 par Drivy). Source: les plus belles voitures.

La Chine s’offre Skyscanner

novembre 29th, 2016

Ctrip.com, la plus grosse agence de voyages en ligne chinoise, reprend le moteur de recherche écossais Skyscanner pour 1,6 milliard d’euros. Après le HNA, le groupe hôtelier Jin Jiang, un autre géant chinois du voyage pointe désormais son nez sur la scène mondiale. Son entrée est même spectaculaire. Ctrip.com International, la plus grosse agence de voyages en ligne chinoise – un opérateur actif dans la billetterie, la réservation hôtelière, le « tour operating » et le voyage d’affaires aussi – s’apprête en effet à mettre la main sur l’écossais Skyscanner, l’un des principaux moteurs de recherche et comparateurs, la plate-forme (plus de 30 langues) comptant 60 millions d’utilisateurs actifs par mois, dont 20 % de Britanniques.

Voyage business et géopolitique

novembre 29th, 2016

C’est Laurence Parisot, vice-présidente de l’Ifop et ex-présidente du Medef, qui a ouvert ce matin le premier Corporate Travel Forum, organisé par la centrale hôtelière HRS, avec 150 participants dont 75% d’acheteurs de Business Travel. Elle a livré son analyse sur l’impact de l’évolution de l’environnement économique sur les déplacements professionnels. Selon elle, 2016 et 2017 sont des années essentielles car annonciatrices d’une autre configuration mondiale. « La géopolitique est fondamentale. Nous pouvons repérer déjà des ruptures avec le Brexit et l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, a-t-elle commenté. Deux autres événements sont à venir en 2017 : l’élection présidentielle en France en mai et les législatives en Allemagne en septembre. » Elle estime qu’il faut s’attendre à un retour du climato-scepticisme, et donc à de grands coups de frein dans la lutte contre le changement climatique. « Si Donald Trump décide de ne pas appliquer les décisions de la Cop 21, les entreprises vont devoir changer de stratégie », regrette-t-elle. De même, le changement d’approche dans le commerce mondial risque de déboucher sur des accords bilatéraux, voire du protectionnisme, avec des barrières normées. « Si l’on va dans cette logique, ce serait un bouleversement économique et l’émergence de nouveaux rapports de force. Une telle approche affaiblirait encore plus la Chine et désorienterait l’Allemagne, dont le PIB dépend à 50% des exportations. En outre, tout mouvement de repli a toujours favorisé le nationalisme, avec des tensions multipliées et des zones de paix en danger », alerte-t-elle. « C’est le même type de schéma vécu à partir de 1929, c’est flagrant. Pour éviter le pire, il faut poser l’hypothèse et ne pas la nier. » Face à la montée du populisme, de la démagogie et des extrêmismes, Laurence Parisot incite les entreprises à défendre l’ouverture géographique et les bienfaits du commerce. « En tant qu’entrepreneur, on peut être objectif et engagé sur des valeurs fondamentales. Il faut jouer la pédagogie contre la démagogie. » Et de citer le cas de l’Europe, première puissance exportatrice mondiale. « En cas de repli économique, les voyages d’affaires seront forcément impactés », juge-t-elle. Enfin, en tant que voyageuse d’affaires, elle plaide pour la simplification des outils. « Le rêve, c’est l’appli qui fait tout ! », s’exclame-t-elle, en réclamant du design et une plate-forme de services. Quant à la sécurité autour du voyageur, elle constate que les entreprises ont encore beaucoup de progrès à faire, hormis dans les très grands groupes. « On ne sait pas suivre ni former les voyageurs d’affaires », conclut-elle.

Le challenge philosophique

septembre 30th, 2016

L’introduction d’une thèse de doctorat en philosophie peut sans doute se faire de plusieurs façons. Certains s’attendraient à ce que l’auteur utilise cette entrée en matière afin de mettre en place une problématique, de la situer au sein des débats et de l’avancement des connaissances sur l’objet sur lequel porte la thèse, d’énoncer une ou des hypothèses de recherche et d’annoncer la méthodologie qui sera retenue par le doctorant. Nous le ferons dans le corps de la thèse; mais, nous avons opté pour une autre façon d’introduire notre propos : esquisser succinctement le problème, présenter brièvement les principales parties du texte et annoncer dès le point de départ les limites du travail que nous entreprenons. Ce choix est délibéré. Il nous est imposé par la nature même du sujet que nous abordons dans cette thèse, pensons-nous. En effet, c’est toute la première partie de la thèse qui nous est nécessaire pour camper la problématique, faire émerger les hypothèses de recherche ainsi que mettre en lumière la réflexion philosophique qui les nourrit. Une introduction du premier type n’y aurait pas suffi. Quant à la méthodologie, un chapitre particulier lui sera dédié tant cet aspect du projet nous importe. Mais il convenait, nous a-t-il semblé, de mettre plutôt l’accent dans notre introduction sur la genèse de la démarche d’ensemble que nous avons entreprise il y a déjà plusieurs années et dont témoigne cette thèse, de prévenir nos lecteurs des grandes étapes que nous voulions parcourir en leur compagnie et de justifier dès le point de départ une démarche qui n’emprunte peut-être pas tous les canons habituels. En somme, situer nos lecteurs et les mettre suffisamment en appétit pour qu’ils acceptent de faire route avec nous… Cette thèse s’inscrit en droite ligne avec la présentation que faisait Jean-François Malherbe à l’occasion de l’inauguration de la Chaire d’éthique appliquée de l’Université de Sherbrooke à l’automne 1999. Cette présentation annonçait que l’éthique appliquée s’adressait à toute personne, à tout citoyen désireux de réfléchir sur les enjeux éthiques de sa profession et de la société. À de telles personnes, la Chaire offrait de les accompagner, de penser avec eux, de «‘catalyser’ la pensée des citoyens plutôt que de penser à leur place». Notre thèse témoigne du fait que nous avons bénéficié d’un tel accompagnement et d’une telle formation. Notre démarche est celle d’un enseignant de philosophie éthique au collégial qui réfléchit sur son «devoir» pédagogique dans ce cours compte tenu des finalités et de la nature même de l’éducation, des consignes ministérielles afférentes à ce cours et des pratiques diverses qui se réalisent sur le terrain réel de l’enseignement en classe. En ce sens, elle est elle-même une démarche d’éthique appliquée, soutenons-nous. L’élément déclencheur de cette recherche se trouve dans une interrogation sur notre rôle et notre pratique d’enseignant de philosophie éthique dans le nouveau contexte de cet enseignement tel que créé par le renouveau de l’enseignement collégial au début des années 1990. Ayant remarqué que la nouvelle exigence officielle d’arrimer ce cours de philosophie au programme d’études des élèves allait dans le sens de la montée de l’éthique appliquée, définie comme éthique sectorielle, nous nous sommes demandé si, dix ans après l’implantation de la réforme, cette approche d’éthique appliquée était vraiment présente dans les cours de philosophie éthique tels que dispensés dans le réseau collégial et, si oui, quelle était son incidence sur l’intérêt et la réussite des élèves qui participaient à ces cours. Source: challenge commercial.

Vive la dette

juillet 19th, 2016

La crise financière de 2007-2008 a mis en évidence l’excès de dette privée antérieur, l’excès de dette publique qui en a résulté, et leur insuffisante résorption. Et pourtant, leur accumulation reste encouragée. Que nous propose en effet la nouvelle Commission européenne?? Une Union des marchés de capitaux pour élargir l’accès au marché de la dette. Et sur le plan fiscal, comment la dette est-elle traitée?? De manière préférentielle?: les intérêts qui s’y rapportent sont fiscalement déductibles pour toutes les entreprises. Cet avantage fiscal incite les entreprises à préférer la dette aux fonds propres. Les banques aussi, structurellement plus endettées que les entreprises non financières. Et ce d’autant plus qu’elles sont grandes et qu’elles bénéficient d’une garantie de sauvetage par les pouvoirs publics, car alors la dette leur coûte encore moins cher. Les dispositifs de résolution qui se mettent en place ne résorberont que partiellement ce subventionnement implicite de la dette par les pouvoirs publics. “Cet avantage fiscal incite les entreprises à préférer la dette aux fonds propres” De ce biais pro-dette, il résulte que des entreprises plus fragiles – plus endettées et donc moins capitalisées – sont financées par des banques elles-mêmes plus fragiles. Pour les banques, cette incitation fiscale au financement par la dette s’inscrit en contradiction avec le renforcement des exigences réglementaires de capitaux propres. Si d’ailleurs, les banques expriment souvent leurs réticences et leurs difficultés à accroître leurs fonds propres, ce qui théoriquement est neutre en termes de rentabilité, c’est précisément parce que cette distorsion fiscale fait des fonds propres une ressource plus coûteuse que la dette. Depuis le milieu des années 2000, ce biais préoccupe les autorités publiques et fait l’objet de débats académiques. Pour le supprimer, deux principales options sont discutées. Économistes et parlementaires américains sont plutôt favorables à la non-déductibilité des intérêts de la dette. À première vue, la plus simple et la plus logique, cette option pose deux problèmes. Premièrement, si le but est seulement de supprimer la distorsion fiscale, alors il est normal de compenser le surcroît d’impôt résultant de la suppression de la déductibilité. Comment?? En réduisant par exemple le taux d’impôt sur les bénéfices. Mais alors la non-déductibilité des intérêts devient vite un bon prétexte pour obtenir la baisse de l’impôt sur les bénéfices. Dans leur projet de réforme fiscale pro-croissance, les sénateurs américains Mike Lee et Marco Rubio proposaient ainsi début 2015 de supprimer la déductibilité fiscale des intérêts, mais aussi les taxes sur les revenus d’intérêts, et de réduire à 25?% le taux d’impôt sur les bénéfices. “La non-déductibilité des intérêts est malheureusement une solution mal adaptée aux banques?: taxer les banques sur leur marge brute reviendrait à taxer un chiffre d’affaires au lieu d’un bénéfice” Deuxièmement, la non-déductibilité des intérêts est malheureusement une solution mal adaptée aux banques?: taxer les banques sur leur marge brute (intérêts reçus) plutôt que nette (intérêts reçus moins intérêts versés) pose problème, puisque cela reviendrait à taxer un chiffre d’affaires au lieu d’un bénéfice. Les banques étaient d’ailleurs exemptées dans la proposition des deux sénateurs américains. Pourtant, c’est en priorité pour elles qu’il faudrait corriger le biais.

Guerre et terrorisme

juillet 19th, 2016

Longtemps le terrorisme fut la poursuite de l’espionnage par d’autres moyens. Voici qu’il est devenu, de mutations en mutations – mouvement accéléré depuis 1989 et la chute du mur de Berlin – la continuation de la guerre par d’autres moyens. Les attentats du 13 novembre, après ceux du 7 janvier, ont secoué la France, son gouvernement, ses services de sécurité. Et son peuple. Désormais, on sait que la guerre n’est pas seulement un jeu vidéo, mené à distance et de très haut sans aucune conséquence sur son propre sol. Pour des raisons diverses, et qui mériteront un jour sans doute le regard critique de l’historien, la France a déclaré la guerre à l’État islamique (c’est son nom et il va bien falloir cesser de se cacher derrière Daech, qui veut dire la même chose en arabe), le bombarde. Et l’État islamique, qui met en garde, menace et exécute depuis l’enlèvement d’Hervé Gourdel en Algérie fin 2014, réplique partout où il le peut. L’État, qui a longtemps hésité à désigner l’adversaire (ce qui est toujours le signe d’une faiblesse, car désigner l’ennemi est le premier pas vers la capacité à le combattre), a enfin défini ses contours (armée terroriste djihadiste) qui correspondent assez justement à l’organisation qui attaque la France (on saluera l’apport du renseignement militaire à ce progrès). Ce qu’est en réalité l’État islamique reste encore un peu mystérieux, comme le souligne très justement mon collègue Xavier Raufer, mais au moins a-t-on enfin compris comment il fonctionnait et qui le dirigeait. Il faut maintenant trouver comment lui résister efficacement. Et pour cela il faut comprendre comment le terrorisme a évolué, devenant un objet pluriel et complexe. Depuis 1979 avec la chute du Shah d’Iran, suivie en 1989 de celle de l’URSS, l’apparition d’un terrorisme d’une nature différente des précédents a changé la donne. Le terrorisme d’État s’est réduit, les irréductibles basques et irlandais ont rendu les armes, les Farc en Colombie se sont tout simplement criminalisées. Le “golem” Al-Qaïda version Ben Laden s’est retourné contre ses inventeurs et, après avoir inventé l’hyperterrorisme, s’est fait dépasser par le Califat de l’État islamique. “Au moins a-t-on enfin compris comment il fonctionnait et qui le dirigeait. Il faut maintenant trouver comment lui résister efficacement. Et pour cela il faut comprendre comment le terrorisme a évolué, devenant un objet pluriel et complexe” Sont apparues en complément deux “nouveautés”?: les hybrides, gangsterroristes, et le lumpenterroriste, agissant par impulsivité avec les moyens du bord. Le tout porté par un processus d’accélération grâce à l’incubateur Internet. Ces nouveaux opérateurs ne sont du coup plus importés de l’extérieur, mais sont nés sur le sol des pays occidentaux cibles. Des terroristes enracinés ont peu à peu remplacé les habituels commandos envoyés de l’extérieur. Quand ils ne sont pas simplement convertis dans l’espace de l’islam radicalisé, loin d’être le principal opérateur du terrorisme, en Occident tout du moins. Avec Khaled Kelkal en 1995, le Gang de Roubaix en 1996, la France a connu la douloureuse expérience des hybrides, mi-gangsters, mi-terroristes, naviguant entre deux fichiers et échappant ainsi à l’attention des services incapables de faire la connexion et de dépasser les cloisonnements. Seize ans plus tard, Mohammed Merah rappellera que le processus fonctionnait toujours, les attentats du 7?janvier et ceux du 13?novembre encore plus. Et la démonstration vaut désormais dans tout l’Occident, Belgique en figure de proue, avec son Bruxellistan de Mollenbeck et sa base arrière de Verviers, connus depuis au moins l’assassinat du commandant Ahmed Shah Massoud en prologue des attentats de septembre?2001.

Expérience de combat aérien

mars 15th, 2016

Je passe trop de temps sur internet, c’est un fait. Sans rien y faire de bien constructif, d’ailleurs (à moins que regarder des vidéos de chatons sur YouTube puisse être considéré comme une occupation constructive). Mais à de rares occasions, entre deux pertes de temps, je trouve une pépite. C’est ce qui m’est arrivé dernièrement, en découvrant à ma grande surprise qu’il était possible de faire un combat aérien… à bord d’un véritable appareil ! Sans trop prendre le temps de réfléchir, j’ai donc sauté sur l’occasion. Ma douce ne partageait pas mon enthousiasme quant à la chose, et ce d’autant moins lorsqu’elle a appris le prix de la prestation. Mais je n’ai pas acquis ma réputation d’acheteur impulsif pour rien ! S’il m’arrive parfois de regretter mes « craquages », ça n’a pour le coup pas été le cas. Difficile de raconter une journée aussi dingue, mais je vais quand même tenter le coup. Ca a duré une journée entière. Les premières heures, j’ai commencé par m’initier aux bases du pilotage. N’ayant jamais pénétré un cockpit d’avion, je ne savais pas trop quoi m’attendre, mais le briefing était fort heureusement très pédagogique. Puis ça a été le moment de décoller, et là, ça a été une autre histoire. Là, ça a été de la folie. Imaginez un laser game géant à bord de de biplans au style rétro. Vous vous retrouvez aux commandes de l’un d’eux, tandis qu’un second est piloté par un autre participant. L’instructeur, un ancien pilote de chasse de l’armée de l’air, fait décoller l’appareil puis vous remet progressivement les commandes. Au fil des minutes, vous voilà seul à tenir le manche ! Vous apprenez d’abord à vous déplacer, puis doucement à faire en sorte d’amener l’appareil ennemi dans votre viseur pour l’abattre. Et quand vous l’atteignez, cela déclenche des fumigènes et l’appareil abattu laisse échapper une traînée de fumée ! Grandiose ! Alors bien sûr, il ne s’agit là que d’un jeu. Mais je peux vous dire que vous perdez vite cette réalité de vue, une fois que vous avez tiré votre première salve ! Surtout que, juste après, vient le moment de permuter les rôles et que, cette fois, c’est vous la cible ! Le jeu n’a beau en être qu’un, l’adrénaline qui vous coule dans les veines est bien réelle, elle ! Si vous habitez dans les environs de Bordeaux,, je vous recommande vivement l’expérience. Voilà le site où j’ai trouvé ce combat aérien, pour ceux que ça intéresse ! Suivez le lien.

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