Easyjet devient autrichienne

juillet 28th, 2017

Easyjet a annoncé jeudi avoir obtenu son certificat de transporteur aérien en Autriche, ce qui vient garantir l’établissement de sa nouvelle filiale à Vienne qui lui permettra de voler à travers l’Europe et en domestique au sein de l’Union européenne après le Brexit. La compagnie aérienne au logo orange et blanc a également obtenu une première licence d’exploitation aérienne en lien avec la création de cette filiale, annoncée le 14 juillet. « Un seul avion est enregistré pour l’instant », a précisé Carolyn McCall, la directrice générale, lors d’une conférence téléphonique jeudi. »Un long travail d’une année nous reste à accomplir pour enregistrer les 99 avions restants. » « La décision paraît soudaine mais elle est le résultat d’une réflexion de 15 mois. Notre première visite à Vienne s’est effectuée en août 2016″, a-t-elle ajouté. La directrice générale de la compagnie basée à Luton, près de Londres, a affirmé qu’aucun des 6.000 emplois britanniques ne serait transféré en Autriche à l’occasion de la création de cette filiale appelée EasyJet Europe. En sortant de l’UE en mars 2019, le Royaume-Uni pourrait en effet sortir aussi du ciel unique européen, un accord qui permet aux compagnies basées dans les pays concernés de voler sans entrave à travers toute l’Europe. C’est cette perspective qui a poussé EasyJet à créer une filiale en Autriche. Autre bonne nouvelle, le groupe a annoncé une révision à la hausse de sa prévision de bénéfices avant impôt pour l’année 2017: il table désormais sur un bénéfice compris entre 380 millions de livres (429,7 millions d’euros) et 420 millions de livres (474,9 millions d’euros), contre un peu moins de 367 millions jusqu’à présent. Le chiffre d’affaires du trimestre du 1er avril au 30 juin a augmenté de 16% à 1,39 milliard de livres (1,57 milliard d’euros). Après sept ans de service, Carolyn McCall quittera la compagnie pour prendre les rênes du groupe télévisé britannique ITV dès janvier 2018, avait annoncé EasyJet lundi. « Cela a été un choix difficile à faire. Je suis très fière du chemin parcouru par Easyjet au cours de ces sept années », a-t-elle déclaré. Pour chercher son successeur, la compagnie aérienne a anticipé la nomination de Moya Green comme administratrice non exécutive. Elle a rejoint le conseil d’administration le 19 juillet au lieu du 1er septembre. L’administrateur Keith Hamil, qui devait prendre sa retraite au 31 juillet 2017, a accepté de rester au sein du conseil pour une période qui ne devrait pas excéder la fin de l’année. Aucune date n’a été donnée concernant une annonce de successeur à Mme McCall.

Gaza est dans le noir

juin 21st, 2017

«Le quotidien de Gaza, ce sont les maisons détruites, et les enfants qui se blessent avec les bougies qu’on allume parce qu’on n’a plus d’électricité», s’emporte Ismaïl Shimbari, père d’une famille nombreuse s’entassant dans un préfabriqué insalubre de Beit Hanoun, une ville proche de la frontière avec Israël. «Le Hamas ne gagnera aucune guerre, le siège israélien ne sera jamais levé, et on va juste tous crever ici», conclut ce trentenaire dont la maison a été détruite dans le dernier affrontement entre Israël et le Hamas, à l’été 2014. Alors que le petit territoire, 365 kilomètres carrés pour 2 millions d’habitants, subit une crise humanitaire chronique régulièrement dénoncée par les Nations unies, nombreux sont ceux qui partagent le pessimisme d’Ismaïl. Dernier épisode en date : les pénuries d’électricité. Elles n’avaient jamais atteint un niveau aussi critique. En avril, l’Autorité palestinienne (AP) a cessé de payer les frais de la seule centrale de Gaza. Dimanche, les autorités israéliennes, qui fournissent la majorité du courant, ont aussi annoncé réduire leur distribution. Les Gazaouis obtenaient de trois à quatre heures de courant par jour et n’en recevraient donc plus que deux. Conséquences dramatiques Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, met ainsi la pression sur le Hamas, qui gouverne Gaza sans partage. Cette semaine marque justement les dix ans de la prise de pouvoir par la force de ce mouvement islamiste, considéré par beaucoup, au sein de la communauté internationale, comme une organisation terroriste, dont l’Union européenne. Toutes les tentatives de réconciliation ont échoué : le Hamas entend faire vivre Gaza sous sa bannière, et l’AP, à Ramallah, refuse. Cette décennie de division paralyse l’ensemble de la société car sans gouvernement uni, une Autorité palestinienne qui se bat pour être reconnu comme Etat pédale dans le vide. Les Israéliens ont eux aussi abattu leurs cartes. Contre les recommandations de l’armée, le gouvernement de l’Etat hébreu a annoncé réduire d’environ une heure l’approvisionnement quotidien de la bande de Gaza. Les conséquences seraient dramatiques car sans électricité, les hôpitaux, les systèmes de traitement des eaux usées ou d’éclairage public ne pourront plus fonctionner normalement. Le ministère de la Santé local, tenu par le Hamas, a déjà annoncé le report sine die d’au moins un tiers des opérations. Si l’irrigation des cultures ne fonctionne plus, en plein cœur de l’été, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) prévoit des pénuries alimentaires. Un problème de plus «Tout est déjà très fragile», soupire Omar Shaban, économiste et analyste politique de Gaza : «Ça pourrait basculer très vite dans cette atmosphère.» Pour lui, la crise de l’électricité n’est qu’un problème de plus dans le marasme : «Il y a dix ans, on avait certes du courant tout le temps, mais on avait aussi des emplois pour plus de 85% des diplômés, une liberté de mouvement relative mais existante, une économie dynamique, la sécurité alimentaire…» La prise de pouvoir du Hamas par la force, la division politique nationale, et le blocus imposé par Israël ont rendu la situation «complètement désespérée». Selon la Banque mondiale, le PIB de Gaza a perdu 50% de sa valeur à cause du blocus israélien, et le chômage concerne 45% de la population active. Les frontières ne laissent passer les Palestiniens qu’au compte-gouttes. L’immense majorité de la population est aujourd’hui dépendante de l’aide humanitaire pour sa survie au quotidien. D’autres indicateurs sont au rouge. Les confrontations entre soldats israéliens et Palestiniens le long de la frontière sont quotidiennes. Vendredi, un Palestinien a été tué. Le même jour, l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA)  s’est outré de la découverte d’un tunnel creusé entre deux de ses écoles. Ces galeries servent notamment à approvisionner le territoire en armes. Le Hamas a pour l’instant démenti l’existence du tunnel, mais «cette annonce pourrait avoir des conséquences dramatiques puisque les dirigeants israéliens s’en servent contre Gaza», décrypte le politologue Mkhaimar Abusada, depuis Gaza. Après avoir fustigé l’UNRWA et les tunnels, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a néanmoins calmé le jeu : son pays ne veut pas «d’escalade» militaire.

Simulateur et risque informatique

mai 29th, 2017

Comme je suis un geek pur et dur, je souhaiterais revenir sur la cyberattaque qui a récemment provoqué l’arrêt des chaînes de production de Renault. Le virus a exploité une faille de Windows et verrouillé les données de tout le pc pour demander une somme de 300 dollars pour rendre le tout. Ce type de logiciel est de plus en plus exploité, et nous n’en sommes à l’évidence qu’au début de ce genre d’attaque de grande ampleur. Cet événement est d’autant plus inquiétant que nous sommes désormais complètement subordonnés à nos ordinateurs. Nous travaillons dessus en entreprise, et nous passons aussi pas mal de temps à jouer sur nos écrans. Il y a quelques jours, par exemple, je suis monté à bord d’un simulateur de vol à Paris. Ce type d’activité n’est pas encore très développé pour le grand public, mais risque de prospérer dans peu de temps un peu partout. Nous sommes en train de nous construire progressivement un univers informatique dans lequel nous sommes immergés en permanence. Il suffit de voir notre vie actuelle pour s’en rendre compte ! A notre réveil, nous consultons Facebook sur nos téléphones. Puis une heure plus tard, nous bossons sur un pc toute la journée. Et au soir, pour nous détendre, nous enfilerons bientôt un casque pour nous immerger encore plus dans ces univers virtuels ! Aujourd’hui plus que jamais, nous vivons donc en permanence avec l’informatique. Alors que se passe-t-il lorsque ce monde est soudain gangrené par un virus ? Pour ne prendre que l’attaque de ce ransomware, par exemple, tous les pc qui en ont été victimes ont irrémédiablement perdu leurs contenus ! Et dans un avenir proche, lorsque les objets connectés feront partie de notre quotidien, les cyberattaques seront potentiellement susceptibles de faire encore plus de dégâts Et ça, c’est tout de même un futur dont il vaudrait mieux réfléchir à deux fois avant de l’accueillir à bras ouverts… Toutefois, ça ne signifie pas pour autant qu’il faille s’émanciper de l’informatique, bien sûr. Et si vous êtes réceptif aux expériences différentes, je vous recommande vraiment le simulateur de vol à Paris. J’ai bien apprécié les sensations.

Déterer un portable dans les ordures

mai 12th, 2017

Une application spéciale et un courage remarquable ont permis à un père américain de sauver le portable de son fils qui a failli être incinéré avec des ordures… Le portable d’Ethan Roncace a été jeté lundi dans une poubelle de l’école secondaire de Haddon Township. Mais le père du garçon n’a pas hésité à aller à sa recherche. Il a utilisé une application spéciale qui permet de suivre les déplacements du téléphone. Le signal a amené la famille vers un dépôt d’ordures, relate WCAU-TV de Philadelphie. L’homme s’est mis à creuser dans une montagne de déchets. Il a récupéré le téléphone 30 minutes après dans un tas d’ordures de 15 mètres de hauteur et de 7 mètres de profondeur, et celui-ci fonctionnait toujours.

Deneuve taclée pour soutenir Polanski

avril 11th, 2017

Taclé par les twittos pour avoir défendu, à plusieurs reprises, Roman Polanski, évoquant notamment ses démêlés judiciaires, Catherine Deneuve a vu l’épouse du cinéaste, Emmanuelle Seigner, lui manifester son soutien sur les réseaux sociaux. L’actrice de La Vénus à la fourrure a publié, dimanche 20 mars sur Instagram, une photo de Catherine Deneuve à l’époque du tournage du film Repulsion, réalisé par Roman Polanski. En légende de cette image, des hashtags plutôt élogieux envers l’actrice iconique des Demoiselles de Rochefort. «Star», «Icône», «Beauty»… Depuis une semaine, Catherine Deneuve enchaîne les apparitions médiatiques pour la promotion de son dernier long-métrage Sage Femme, où elle partage l’affiche avec Catherine Frot. De l’Obs, à l’émission de Yann Barthès sur TMC, Quotidien, en passant par Europe 1, tous, ont évoqué le sujet qui fâche: Roman Polanski. Interviewé par l’animateur Fabien Namias sur la matinale de la radio généraliste, Deneuve s’en était pris au déchaînement médiatique des associations féministes, à l’origine, selon elle, du retrait de Polanski de la présidence des César 2017. «Je suis sûr que beaucoup de femmes qui se sont lancées, comme ça, dans cette pétition, ont fait un raccourci en se disant qu’il s’agissait d’un homme qui viole des petites filles. C’est honteux», s’indignait-elle.

Le chantage Ryanair sur le Brexit

avril 6th, 2017

Ryanair a averti qu’il faudra arrêter les vols en provenance du Royaume-Uni pour « semaines ou mois » si Theresa May ne scelle pas un accord bilatéral de Brexit sur l’aviation internationale. La suspension des vols de Stansted et d’autres aéroports était « une possibilité très distincte », a déclaré le responsable financier de la société, Neil Sorahan, à The Guardian. Il a ajouté: « Dans le pire des cas, il n’y aura pas de vols entre le Royaume-Uni et l’Europe pour une période, pour tous les transporteurs. « Il pourrait y avoir une situation où vous allez avoir l’aise avec des séjours pour l’été 2019: ces voyages au Portugal et en Espagne, à moins que vous ne puissiez nager, ne vont pas vraiment se produire. » Ryanair, un Dublin- , Est légalement autorisé à opérer hors du Royaume-Uni dans le cadre d’un règlement européen sur les « ciel ouvert » qui permet à toutes les compagnies aériennes de l’UE et d’autres personnes dans la « zone de voyage commune » y compris le Maroc, l’Islande, la Norvège et la Suisse de voler dans et hors de Un pays s’est inscrit au pacte. La politique de ciel ouvert lie les membres de l’UE à la surveillance réglementaire par la Cour de justice européenne et à la liberté de mouvement, deux lignes rouges pour le gouvernement britannique dans les négociations de Brexit. Mais Sorahan a déclaré que, même si May a changé de position, Ryanair devait faire des plans d’urgence car l’UE avait déclaré qu’il ne pouvait y avoir aucun contrat Brexit jusqu’à ce que toutes les parties de l’arrangement soient convenues. « L’Europe a été très claire ces derniers jours, qu’aucun accord ne sera mis en place, ils ne prévoient pas de mettre en place des offres spéciales », a-t-il déclaré. « S’il y avait un scénario de falaise avec les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce et aucun bilatéral sur ciel ouvert en place, il existe une possibilité distincte qu’il n’y aura pas de vols pendant une période de temps entre l’Europe et le Royaume-Uni. L’impact sur les entreprises serait désastreux. « La Grande-Bretagne est l’une des bases clés de Ryanair avec 40 des 400 avions exploités sur 19 aéroports du Royaume-Uni, y compris Stansted, Glasgow et Belfast. Mais la compagnie aérienne a déclaré qu’elle envisageait d’abandonner les vols entre l’Ecosse et l’Irlande du Nord et la capitale, en raison des coûts après Brexit. Ryanair croit qu’il devra mettre en place une filiale britannique avec une licence d’exploitation aérienne britannique (AOC) pour continuer les routes. Bien que Sorahan n’a pas confirmé le coût, easyJet a déclaré ses propres démarches pour obtenir une filiale de l’UE et la licence coûtera à la société 10 millions de livres sterling. Alors que easyJet perdrait autrement 40% de son trafic, les vols au Royaume-Uni de Ryanair ne représentaient que 2% de ses activités, a déclaré Sorahan. « La décision est peut-être de ne pas aller pour un AOC, mais tout simplement d’abandonner le vol domestique au Royaume-Uni ». Source: Pilotage Avion.

Le Front al-Nosra s’effondre

mars 13th, 2017

En allusion à la montée des règlements de compte et différends au sein des groupes terroristes, le site analytique al-Waqt annonce que le Front al-Nosra connaîtra une fin précoce. En 2016, bon nombre de chefs du Front al-Nosra à Idlib en Syrie ont été assassinés, ce qui indique que ce groupe terroriste devrait bientôt cesser d’exister. « En raison des multiples défaites essuyées par le Front al-Nosra, notamment à Alep, les autres groupes armés ne cherchent plus à le rejoindre. L’augmentation du nombre des assassinats au sein de ce groupe est à l’origine de sa faiblesse », a conclu le site al-Waqt. Récemment, un terroriste saoudien faisant partie des chefs de Jaych al-Fatah, Abdallah al-Mahissani, avait reconnu que la coalition des opposants au gouvernement syrien avait échoué en raison de l’irresponsabilité des chefs des divers groupes qui la composaient. « On ne peut pas accepter que le Front al-Nosra tente d’unir les divers groupes terroristes, car il cherche en réalité à s’ingérer au sein du commandement de ces groupes », avait-il déclaré. Toutes ces questions s’expliquent par la profonde divergence idéologique au sein des groupes armés opposés au gouvernement syrien. Outre les assassinats au sein de ces groupes, on peut citer l’attaque du Front al-Nosra contre la base d’un groupe terroriste rival, l’Armée syrienne libre.

L’autopartage, bientôt dans le luxe ?

janvier 10th, 2017

L’autopartage entre particuliers peut prendre deux formes distinctes : la première, probablement la plus répandue, est informelle et consiste à prêter ou à louer son véhicule à plusieurs personnes de son entourage (voisins, amis, famille) et de partager son usage (à titre gratuit ou payant). Plus récemment, la location formelle de voitures entre particuliers a fait son apparition et s’effectue par le biais de sites internet spécialisés (Drivy, Koolicar, Ouicar, etc.) mettant en relation des personnes qui ne se connaissent pas. La création de ces plateformes numériques de mise en relation permet aux particuliers d’offrir leur véhicule en partage contre une rémunération, et de rentabiliser ainsi la possession et l’entretien de leur véhicule lorsque celui-ci est à l’arrêt. L’apparition de ces nouvelles plateformes a permis la professionnalisation et la normalisation d’une pratique spontanée gérée au sein d’une communauté restreinte de parents ou de proches, notamment grâce à la participation des assurances. Depuis les années 2010, l’autopartage entre particuliers tend à prendre de plus en plus d’ampleur en France avec un parc actuel de près de 50 000 véhicules en location de particulier à particulier. Le développement de cette pratique repose sur un constat simple, souvent relayé par les acteurs positionnés sur le segment : une voiture coûte de plus en plus cher à entretenir et à posséder en raison des coûts fixes que cela implique. En effet, même si l’on n’utilise pas son véhicule, on subit, en plus des coûts d’acquisition, la hausse des dépenses en assurance, en parking et le contrôle technique. Or, les véhicules restant 95% du temps à l’arrêt, leur location ponctuelle via les diverses plateformes permet à leurs possesseurs de faire des économies et d’amortir une partie de leurs frais. Parallèlement, cette nouvelle offre permet à certains ménages de louer un véhicule moins cher que chez un loueur traditionnel. Acteurs et chiffres clefs des services d’autopartage entre particuliers Les initiatives de services de location de voitures entre particuliers se sont multipliées ces dernières années,avec l’apparition d’acteurs comme Drivy, Ouicar, Livop, Deways, Zilok, Koolicar ou encore Buzzcar (racheté en avril 2015 par Drivy). Source: les plus belles voitures.

La Chine s’offre Skyscanner

novembre 29th, 2016

Ctrip.com, la plus grosse agence de voyages en ligne chinoise, reprend le moteur de recherche écossais Skyscanner pour 1,6 milliard d’euros. Après le HNA, le groupe hôtelier Jin Jiang, un autre géant chinois du voyage pointe désormais son nez sur la scène mondiale. Son entrée est même spectaculaire. Ctrip.com International, la plus grosse agence de voyages en ligne chinoise – un opérateur actif dans la billetterie, la réservation hôtelière, le « tour operating » et le voyage d’affaires aussi – s’apprête en effet à mettre la main sur l’écossais Skyscanner, l’un des principaux moteurs de recherche et comparateurs, la plate-forme (plus de 30 langues) comptant 60 millions d’utilisateurs actifs par mois, dont 20 % de Britanniques.

Voyage business et géopolitique

novembre 29th, 2016

C’est Laurence Parisot, vice-présidente de l’Ifop et ex-présidente du Medef, qui a ouvert ce matin le premier Corporate Travel Forum, organisé par la centrale hôtelière HRS, avec 150 participants dont 75% d’acheteurs de Business Travel. Elle a livré son analyse sur l’impact de l’évolution de l’environnement économique sur les déplacements professionnels. Selon elle, 2016 et 2017 sont des années essentielles car annonciatrices d’une autre configuration mondiale. « La géopolitique est fondamentale. Nous pouvons repérer déjà des ruptures avec le Brexit et l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, a-t-elle commenté. Deux autres événements sont à venir en 2017 : l’élection présidentielle en France en mai et les législatives en Allemagne en septembre. » Elle estime qu’il faut s’attendre à un retour du climato-scepticisme, et donc à de grands coups de frein dans la lutte contre le changement climatique. « Si Donald Trump décide de ne pas appliquer les décisions de la Cop 21, les entreprises vont devoir changer de stratégie », regrette-t-elle. De même, le changement d’approche dans le commerce mondial risque de déboucher sur des accords bilatéraux, voire du protectionnisme, avec des barrières normées. « Si l’on va dans cette logique, ce serait un bouleversement économique et l’émergence de nouveaux rapports de force. Une telle approche affaiblirait encore plus la Chine et désorienterait l’Allemagne, dont le PIB dépend à 50% des exportations. En outre, tout mouvement de repli a toujours favorisé le nationalisme, avec des tensions multipliées et des zones de paix en danger », alerte-t-elle. « C’est le même type de schéma vécu à partir de 1929, c’est flagrant. Pour éviter le pire, il faut poser l’hypothèse et ne pas la nier. » Face à la montée du populisme, de la démagogie et des extrêmismes, Laurence Parisot incite les entreprises à défendre l’ouverture géographique et les bienfaits du commerce. « En tant qu’entrepreneur, on peut être objectif et engagé sur des valeurs fondamentales. Il faut jouer la pédagogie contre la démagogie. » Et de citer le cas de l’Europe, première puissance exportatrice mondiale. « En cas de repli économique, les voyages d’affaires seront forcément impactés », juge-t-elle. Enfin, en tant que voyageuse d’affaires, elle plaide pour la simplification des outils. « Le rêve, c’est l’appli qui fait tout ! », s’exclame-t-elle, en réclamant du design et une plate-forme de services. Quant à la sécurité autour du voyageur, elle constate que les entreprises ont encore beaucoup de progrès à faire, hormis dans les très grands groupes. « On ne sait pas suivre ni former les voyageurs d’affaires », conclut-elle.