Archive for avril, 2015

Voyage à Winchester

Jeudi, avril 30th, 2015

La semaine dernière, j’ai profité d’un séminaire à Londres pour prolonger mon séjour sur place le temps d’un week-end. C’est ainsi que j’ai découvert Winchester, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale. Située dans le Hampshire, la ville m’a surpris par tout ce qu’il y a à découvrir sur place. La cathédrale de Winchester, en premier lieu. Tout amateur d’édifices religieux la connaît au moins de nom, mais pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, c’est juste la plus longue cathédrale jamais édifiée (175 mètres alors ; 160 mètres aujourd’hui), et qu’elle est doté de la plus longue nef (douze travées) d’Europe. Sa construction a débuté en 1079 (sur le site d’une ancienne église saxonne). Capitale du royaume anglo-saxon du Wessex et fief du légendaire roi Alfred le Grand, Winchester était un centre religieux, politique et commercial majeur au IXe siècle. Malgré son aspect extérieur austère, l’intérieur de la cathédrale est à la fois sublime et grandiose. Mais Winchester n’est pas seulement fascinant pour cette cathédrale. Pour ceux qui s’intéressent un peu aux légendes, par exemple : elle contient un chef-d’œuvre médiéval, le Great Hall, où est exposée la célèbre Table ronde du roi Arthur, une pièce emblématique de la mythologie et de la littérature anglaises. Les passionnés de littérature anglaise peuvent aussi se rendre sur la tombe de Jane Austen, et combiner leur excursion à Winchester avec une visite à Chawton Cottage (sa résidence de campagne, située à 25 kilomètres et transformée en musée Jane Austen). La romancière y écrivit nombre de ses romans, dont Emma et Persuasion. Les amoureux de nature ne sont pas en reste, non plus, et j’y ai passé le dimanche à vélo, à arpenter ses routes de campagne. Pour jouir du paysage, on peut notamment emprunter le chemin balisé de South Downs Way depuis Winchester jusqu’à Beacon Hill ou le village d’Exton. Les amateurs de sport intense peuvent parcourir les 172 kilomètres de cette piste nationale jusqu’à Eastbourne dans le Sussex et admirer les célèbres falaises blanches, les Seven Sisters. Bref, une belle découverte que ce petit coin de paradis britannique. Si je dois refaire un séminaire à Londres, je crois que j’y retournerai volontiers. Je vous laisse une très bonne adresse, celle de ceux qui ont organisé notre séminaire à Londres – suivez le lien pour plus d’infos.

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Voyage chez les grévistes de la radio

Jeudi, avril 30th, 2015

Le médiateur chargé de dénouer la crise à Radio France poursuivait dimanche soir des discussions marathon avec direction et syndicats, avec l’espoir de débloquer avant lundi ce conflit sans précédent, mais des désaccords importants subsistaient, selon les syndicats. Les négociations ont repris peu avant 20H00, autour d’un nouveau texte présenté par le médiateur comme sa dernière proposition, selon les syndicats. Comme la veille, le médiateur s’est entretenu alternativement avec les organisations syndicales et la direction durant toute la journée de dimanche, 25e jour du mouvement. «La grève à Radio France, c’est long comme la formation d’un gouvernement belge», a tweeté malicieusement Charline Vanhoenacker, animatrice belge de France Inter. Une assemblée générale est prévue lundi matin, au cours de laquelle le personnel sera appelé à se prononcer sur la poursuite du mouvement qui perturbe toujours les antennes, le plus long que n’ait jamais connu le groupe. En entamant sa médiation vendredi, Dominique-Jean Chertier avait émis le souhait que Radio France puisse «reprendre une vie normale avant la fin du week-end», une échéance également évoquée par la ministre de la Culture Fleur Pellerin. Mais au troisième jour des discussions avec le médiateur, les syndicats restaient sur leur faim. «Nous avons le sentiment que la direction de Radio France bloque les avancées qui pourraient avoir lieu (…). Cependant nous espérons toujours que la suite de la journée sera décisive», avait indiqué à la mi-journée à l’AFP Guillaume Baldy, du syndicat Unsa. Les contacts avec les syndicats avaient pourtant commencé sous de bons auspices vendredi, la plupart saluant la «grande qualité d’écoute» du médiateur et son professionnalisme. Mais ils se sont tendus samedi soir lorsque M. Chertier est revenu, à l’issue d’une suspension de séance, avec une deuxième ébauche de texte, jugée inacceptable par les syndicats. SUD et la CFDT jugeaient notamment les propositions du médiateur «en deçà de ce qui avait déjà été négocié» avec la direction. «Le médiateur est une personne charmante, d’une grande habileté, mais ça bloque sur le fond et je suis assez pessimiste, car la direction fait tout pour faire échouer cette médiation», a commenté dimanche matin Jean-Paul Quennesson, délégué SUD. Pour Philippe Ballet, délégué Unsa, «le blocage vient de la direction et peut-être de la tutelle». «Aujourd’hui, on est très étonné que le médiateur n’ait pas plus de moyens pour négocier», a-t-il dit. Interrogés, la direction de Radio France et le ministère de la Culture n’ont pas fait de commentaire. Dans une interview au Journal du Dimanche, le président de l’UMP Nicolas Sarkozy jugeait pour sa part que «Radio France est devenu un bateau ivre», dénonçant «une ministre totalement dépassée, un président (de Radio France) trop peu expérimenté à qui on fait jouer le rôle de bouc émissaire et des syndicats trop puissants enfermés dans un conservatisme archaïque». Ce à quoi la ministre a répondu en dénonçant l’«héritage désastreux» de l’ancien président, avec notamment «un audiovisuel public à la dérive».

Voyage en extrême droite

Jeudi, avril 30th, 2015

Les résultats officiels pourraient n’être annoncés que jeudi après le décompte des voix de l’étranger, a annoncé la commission électorale. «Il y a un désir de changement de gouvernement en Hongrie et maintenant il y a aussi les moyens de le faire», a déclaré dimanche soir le chef de Jobbik, Gabor Vona, lors d’une conférence de presse. Cette victoire est le dernier en date des signes de la montée de l’extrême droite en Hongrie, dont le score le plus important était jusqu’ici les 20,5 % de suffrages lors des législatives de l’an dernier. Mais ce parti n’avait jamais remporté un seul siège au Parlement. Lors de l’annuelle «Marche pour la Vie», commémorant l’Holocauste et à laquelle plusieurs milliers de personnes ont participé dimanche à Budapest, le président du Congrès juif mondial Ronald Lauder a qualifié Jobbik de «parti extrémiste qui promeut la haine». «Jobbik peut penser que ses membres sont de vrais Hongrois qui tentent de sauver la Hongrie, mais Jobbik fait du tort à la Hongrie», a-t-il ajouté. Le parti de droite Fidesz de Viktor Orban et ses jeunes alliés Chrétiens démocrates, gouvernent la Hongrie depuis 2010 avec une majorité des deux tiers du Parlement mais le Fidesz connaît une baisse importante de sa popularité depuis l’an dernier, à la suite de la révélation d’affaires de corruption et de l’adoption de dispositions impopulaires comme la taxe sur l’internet qui a dû être abandonnée à la suite de violentes manifestations. En février, le gouvernement a perdu la majorité absolue au Parlement lorsqu’un candidat indépendant soutenu par les partis de gauche a remporté une élection partielle. Selon Csaba Toth, analyste du Republikon Institute, Jobbik est désormais en position de se considérer comme le principal rival du Fidesz aux prochaines élections en 2018. Gabor Vona, 36 ans, fondateur d’un groupe paramilitaire qui s’en prenait à la minorité rom, tente depuis quelques temps de polir son image pour apparaître comme une alternative crédible sur l’échiquier politique. Remisant les slogans ouvertement racistes et antisémites, il a notamment pris ses distances dernièrement avec un militant du Jobbik qui appelait au meurtre des Roms, et a ordonné à un élu qui avait craché sur le mémorial de l’Holocauste de Budapest de déposer des fleurs sur le monument. Gabor Vona a également accordé une longue interview fin mars au grand quotidien généraliste de centre-droit Magyar Nemzet, accompagnée de photos le montrant souriant et paisible. Le Jobbik est déjà le deuxième parti du pays. Il est en tête chez les moins de 30 ans.