Archive for mai, 2019

Du vin et du cannabis svp

Mercredi, mai 29th, 2019

Dans le monde entier des épicuriens, la Haute-Californie est connue pour deux substances intoxicantes: le vin et les mauvaises herbes. Certains d’entre eux souhaitent que le secteur des vins soit considéré comme un produit légitime. À propos de l’élégante terrasse de votre vignoble qui surplombe les montagnes protégées par des vignobles du comté de Sonoma, au nord de San Francisco, une douzaine de visiteurs accueillis boivent du pinot noir, grignotent des hors-d’œuvre et prennent une pipe à eau potable. Ils ont paru pour le plat de la ferme au dîner composé de salade de chou frisé, de légumes verts grillés et de steaks grillés, combinés avec du vino et certains types de marijuana. « Ce que nous avons identifié jusqu’à présent, ce sont les sativa qui vont bien avec les blancs, les indicas qui vont bien avec les rouges », affirme Sam Edwards, président de la Sonoma Marijuana Company. Il fait partie du secteur prometteur du pot-for-enjoyment qui cherche à discuter des affaires de voyages et de loisirs de près de 2 milliards de dollars dans la vallée de Sonoma avec des occasions comme celle-ci. « Ce que nous commençons, c’est de mélanger du cannabis avec du vin rouge et des aliments dans un dîner organisé qui offre le meilleur des mondes », affirme Edwards. La marijuana durant les loisirs est désormais légitime dans 8 revendications et dans la section de la Colombie. Mais le prix est celui de la Californie, où, selon les États-Unis, la marijuana a les racines historiques, sociétales et agronomiques les plus profondes. Ca était la toute première condition pour légaliser le cannabis médical il y a 21 ans; En novembre, les électeurs ont donné la lumière naturelle au cannabis à des fins de divertissement. Les célèbres comtés de Triangle d’émeraude des comtés de Humboldt, Mendocino et Trinity, situés dans le nord de la Californie, produisent un certain nombre des plus recherchés au monde, peu après. Principalement parce qu’il a lieu, juste au sud de votre triangle, vous trouverez les régions viticoles populaires de l’État, à savoir Sonoma et Napa. « Je pense que ce marché de la vino voudra sans doute véritablement faire partie du secteur du cannabis, car j’ai le sentiment que cet avenir est prometteur », affirme Domi Heckei, une éducation unique et dépassée qui date de 32 ans, éducateur d’apprentissage qui a participé au dîner vino-and-marijuana. Alors que tout le monde est ravi de faire le commerce en réseau avec vino, les gens de vino ont une stratégie d’attente. Un couple d’associations commerciales de vin rouge contactées pour cette histoire souhaitait discuter de l’arrivée de la marijuana. Un viticulteur de longue date, Sonoma, a reconnu « une certaine appréhension » parmi ses pairs.

La théorie du simulateur

Mardi, mai 28th, 2019

Il y a quelques semaines, le CEO de Tesla, Elon Musk, révélait être persuadé que notre réalité n’est en fait qu’une simulation, une réalité virtuelle grandeur nature. De prime abord, cette affirmation peut sembler fantaisiste, voire totalement absurde et incompréhensible. Toutefois, en parcourant cette explication illustrée de la théorie du simulateur, vous risquez à votre tour de percevoir notre monde sous un autre angle…  L’idée formulée par Elon Musk, selon laquelle il est quasiment certain que nous vivons dans une réalité virtuelle, est difficile à prendre au sérieux. À l’évidence, l’incrédulité générale est toujours de mise lorsqu’il s’agit de remettre en cause les croyances établies. 2000 ans avant Galilée, l’astronome Aristarchus de Samos s’était d’ailleurs heurté aux mêmes réactions en suggérant que la Terre n’était peut-être pas au centre de l’univers…  Cependant, ce genre d’idées nous incite à nous interroger sur ce que nous considérons comme la réalité. Nous devons garder en mémoire que ce que nous voyons et ce que nous savons est toujours limité. Pour étendre notre vision, il est nécessaire de se livrer à des expériences toujours plus poussées. À travers la bande dessinée présentée dans cet article, vous pourrez comprendre avec précision cette « théorie du simulateur » avancée par Elon Musk, pour ensuite la réfuter, ou éventuellement l’accepter. Elle est directement inspirée par les écrits de Nick Bostrom, philosophe à l’Université d’Oxford.  40 ans d’évolution virtuelle Pour commencer, prenons un peu de recul sur l’évolution des jeux vidéo depuis 40 ans. Au début des années 1970, le premier jeu, Pong, repose sur deux rectangles se renvoyant un cercle. Un concept pour le moins minimaliste, soumis aux limites techniques de l’époque.  Trente ans plus tard, en l’an 2000, le jeu The Sims propose une simulation du monde réel, au sein de laquelle des personnages animés en 3D interagissent entre eux ou avec des objets et sont capables de ressentir des émotions propres.  Aujourd’hui, nous bénéficions de casques 3D comme l’Oculus Rift ou le HTC Vive. L’avatar a laissé sa place au joueur, qui peut directement interagir avec l’environnement virtuel. Nous sommes parvenus à persuader nos propres esprits que ces simples pixels constituent la réalité.  De même, l’informatique moderne permet de prévoir les conditions météorologiques, ou encore de simuler la manière dont les composants chimiques de nos corps réagissent, et bien d’autres tâches d’une extrême complexité. En quelques années, un long chemin a été parcouru.  Et dans 10000 ans ? En 40 ans, nous sommes passés de Pong à des casques RV capables de nous transporter dans des univers fantastiques grâce à des jeux vidéo d’un réalisme à couper le souffle. Par conséquent, même si le progrès ralentit, nous devrions être largement capables de créer des simulations de nous-mêmes d’ici 10000 ans.  Il ne s’agit pas d’améliorer les graphismes ou les mécanismes virtuels, mais bel et bien de simuler les synapses qui composent le cerveau humain. En théorie, rien n’empêche de simuler ce fonctionnement complexe, car il repose uniquement sur des processus physiques. D’ici 10 millénaires, nous serons donc probablement en mesure de comprendre et de reproduire ces processus au sein d’une simulation informatique… de la même manière que nous avons recréé le rebond d’une balle avec Pong.  Par conséquent, dans 10000 ans, les ordinateurs seront en mesure de simuler le monde entier, à condition d’avoir suffisamment de puissance de calcul. Pour Bostrom, cette puissance pourrait être obtenue en envoyant de minuscules robots sur d’autres planètes. Ces robots se dupliqueraient eux-mêmes, et transformeraient directement les planètes en gigantesques ordinateurs.  Allons-nous simuler le passé ? S’il est possible de simuler le monde réel, les humains du futur décideront probablement de recréer le passé et de simuler leurs ancêtres, c’est à dire nous. Grâce à la puissance sans limites obtenue grâce aux nanorobots, ces Hommes du futur choisiront probablement de lancer cette simulation plusieurs millions ou milliards de fois simultanément.  Par la suite, les humains virtuels de ces simulations pourraient à leur tour choisir de créer leurs propres simulations. De fait, si nous sommes capables de créer des milliards de simulations de consciences humaines et que ces simulations peuvent également créer des simulations, alors nous ne sommes peut-être que des simulations…  Si l’on considère qu’il y a davantage de consciences humaines simulées que de véritables humains dans la réalité de base, il est même probable que nous ne soyons que des simulations.  À moins que l’on ne s’entre-tue avant L’autre possibilité est que la race humaine s’éteigne avant de parvenir à ce stade de l’évolution. Le réchauffement climatique, les guerres et les épidémies sont autant de menaces qui planent sur le progrès technologique et plus simplement sur la survie de l’humanité. Pour Bostrom, la fin de l’espèce pourrait provenir d’une technologie mal utilisée. Par exemple, les nano-robots, qui s’apparentent en clair à des bactéries mécaniques, pourraient détruire toute forme de vie sur la planète Terre.  Autre possibilité : les humains du futur n’ont aucune envie de simuler leurs ancêtres Il est possible que les humains du futur soient confrontés à des scrupules sur le plan éthique. Créer des simulations d’humains, qui seront inexorablement confrontées à la souffrance et aux difficultés de la vie peut facilement sembler immoral.  De même, il est possible que ces êtres du futur ne ressentent aucune envie de simuler leurs ancêtres, car ils sont davantage concentrés sur le futur et l’innovation.  L’une de ces trois hypothèses est certainement vraie En somme, soit nous ne ressentirons pas le besoin de simuler notre passé, soit nous allons nous éteindre avant d’y parvenir, soit nous vivons bel et bien dans une simulation. Elon Musk pense que cette dernière hypothèse est quasiment sûre, tandis que Nick Bostrom estime sa probabilité à 20%. Le philosophe précise que cette estimation est tout à fait subjective. En tous les cas, tous deux s’accordent à dire que l’une de ces trois issues est inévitable.  La théorie du simulateur, un sujet de conversation fascinant En introduction de son essai sur ce sujet, Bostrom explique que cette thèse ne présente pas d’intérêt que pour les personnes intéressées par la spéculation sur le futur. Selon lui, cette théorie stimule les êtres humains à formuler des questions méthodologiques et métaphysiques, et suggère naturellement des analogies avec certains concepts présents dans les religions traditionnelles.  Effectivement, si nous sommes dans une simulation, il existe nécessairement des êtres supérieurs comparables au concept de Dieu. Toutefois, ces êtres supérieurs sont simplement nos descendants, ou plutôt une version future de ce que nous sommes.  La question qui se pose alors est de savoir d’où proviennent les êtres humains de la réalité initiale, celle qui n’est pas une simulation. Il est possible que ces êtres se posent encore la question à l’heure actuelle. Il est possible qu’ils aient créé des milliards de simulations de leurs ancêtres, dans l’espoir que l’un d’entre nous trouve la réponse à ce mystère.  Cette théorie amène également à réfléchir sur la réalité virtuelle en tant que technologie, et pourrait constituer un moteur d’innovation pour imaginer et développer des applications toujours plus immersives. Il s’agit d’un sujet de conversation sans fin, au point qu’Elon Musk et son frère ont décidé d’un commun accord de ne plus l’aborder lorsqu’ils se détendent ensemble dans un jacuzzi.

Sélectionné par machine

Mardi, mai 7th, 2019

Les techniques d’embauche empêchent-elles les préjugés ou les améliorent-ils? Cette question fondamentale est apparue comme un point de tension entre les partisans de la technologie et ses sceptiques, mais l’atteinte de la réponse est plus complexe qu’elle n’apparaît. L’emploi n’est guère un choix, mais plutôt l’aboutissement d’une série de décisions séquentielles plus compactes. Les algorithmes jouent différents rôles tout au long de ce processus: certains orientent les offres d’emploi vers des candidats spécifiques, tandis que d’autres signalent des candidats inactifs. Les outils prédictifs d’analyse et de pointage de crédit reprennent, et la sélection des superviseurs permet d’évaluer les compétences des candidats de nouvelles façons, en utilisant chaque norme et chaque nouvelle donnée. Nombreux sont ceux qui croient que les techniques peuvent aider les producteurs de choix humain à éviter leurs propres préjugés, en ajoutant une cohérence dans l’utilisation des services de procédure. Mais les algorithmes introduisent de nouveaux dangers qui leur appartiennent. Ils peuvent reproduire des biais institutionnels et historiques, amplifiant les désavantages cachés dans des informations telles que la fréquentation d’une université ou d’un collège ou les scores d’évaluation de la performance.

Même si la procédure de recrutement élimine une certaine subjectivité par le biais de procédures de recrutement, séminaire les êtres humains restent très impliqués dans les jugements ultimes en matière de recrutement. Les désaccords qui rendent les ensembles de règles «objectifs» plus équitables et beaucoup plus précis que des êtres humains faillibles oublient de reconnaître complètement que généralement, chacun est impliqué. Connaître les biais dans l’utilisation des algorithmes et les moyens de les atténuer nous oblige à découvrir le fonctionnement de l’innovation technologique prédictive à chaque étape de la procédure de recrutement. Bien qu’ils discutent généralement de la découverte d’équipement, les instruments utilisés précédemment dans le processus peuvent être fondamentalement différents de ceux appliqués ultérieurement. Même les équipements qui semblent effectuer exactement la même tâche peuvent dépendre de types de détails complètement différents, ou présenter des prédictions de manière sensiblement différente. Notre évaluation des instruments de prévision tout au long de la procédure d’emploi vous aide à clarifier ce que font exactement les «algorithmes de recrutement» et comment et où les préjugés peuvent entrer dans la méthode. Malheureusement, nous avons constaté que la plupart des algorithmes de recrutement dériveraient par défaut vers un biais. Bien que leur potentiel pour aider à réduire les préjugés interpersonnels ne devrait pas être réduit, seuls des outils permettant de gérer de manière proactive des disparités plus profondes donneront l’impression que l’innovation technologique prédictive pourrait aider à promouvoir la valeur nette de la maison, au lieu de l’éroder. La méthode de sélection commence bien avant qu’un demandeur d’emploi soumette une candidature.

Au stade du «sourcing» ou de l’embauche, aide prédictive à l’innovation technologique destinée à promouvoir les possibilités d’emploi, informe les demandeurs d’emploi sur les emplois les plus susceptibles de plaire, et propose aux employeurs potentiels des candidats potentiels à la surface. Pour attirer des individus, de nombreuses entreprises utilisent des programmes d’annonces algorithmiques et des panneaux de tâches pour atteindre les chercheurs d’emploi les plus «pertinents». Ces méthodes, qui promettent aux entreprises une meilleure utilisation des budgets de dépenses de recrutement, produisent généralement des estimations remarquablement superficielles: elles ne prédisent pas qui peut réussir dans le poste, mais qui cliquera probablement simplement sur cette offre d’emploi. Ces prévisions font souvent en sorte que les offres d’emploi soient fournies de manière à soutenir les stéréotypes sexuels et raciaux, même lorsque les entreprises n’ont pas ce genre d’intention. Dans une recherche que nous avons menée récemment avec des collègues de la Northeastern University ou d’un collège et de l’USC, nous avons notamment constaté que les annonces généralement ciblées sur Facebook ou sur MySpace pour des postes de caissiers sur le marché alimentaire avaient été prouvées devant un public composé de 85% de femmes. avec les compagnies de taxi ont accompagné les téléspectateurs qui avaient été environ 75% de couleur noire. C’est vraiment une circonstance parfaite de votre algorithme reproduisant les préjugés du monde réel, sans implication humaine. Entre-temps, des panneaux de tâches personnalisés tels que ZipRecruiter tentent de comprendre automatiquement les préférences des recruteurs et utilisent toutes ces estimations pour solliciter des personnes similaires.

À l’instar de Facebook ou de Twitter, ces techniques de recommandation professionnelles sont conçues pour atteindre et reproduire les habitudes dans les actions des clients, en mettant à jour les estimations de manière dynamique à mesure que les employeurs et les demandeurs d’emploi se connectent. Si la méthode remarque que les recruteurs affligent se connectent plus fréquemment avec des hommes de couleur blanche, elle peut très bien localiser les mandataires pour tous ces attributs (comme se faire appeler Jared ou jouer activement à la crosse au lycée) et reproduire cette routine. Ce type d’impact négatif peut se produire sans la nécessité d’un coaching spécifique, voire pire, sans que personne ne s’en rende compte. Les techniques de recherche ne sont probablement pas une surface de pensées pour la plupart des gens une fois qu’ils pensent «à la formule de l’algorithme d’embauche». Cependant, séminaire les sélections programmées à ce stade très précoce de l’entonnoir de sélection sont très répandues. À titre d’exemple, l’outil mis au point par Amazon pour les femmes défavorisées n’était pas une ressource de sélection permettant d’évaluer de vrais candidats, mais plutôt un outil permettant de révéler les candidats indirects que les recruteurs devaient obtenir. Les algorithmes de localisation ne rejettent peut-être pas ouvertement les gens, mais comme l’a expliqué une érudite légitime, Pauline Kim, «ne pas informer les hommes et les femmes des possibilités d’emploi est vraiment un obstacle efficace» pour les personnes à la recherche d’une carrière. Ces outils peuvent bien ne pas toujours générer des lignes de force dystopiques, mais ils jouent néanmoins un rôle important pour déterminer qui peut accéder au processus de sélection par quelque moyen que ce soit.