Police et forces de sécurité en Inde

En janvier de l’année dernière, quatre femmes adivasis de Dhar (Madhya Pradesh) ont affirmé avoir été victimes d’un viol collectif commis par des policiers en Inde. En mars, des villageois adivasis du district de Sukma (État du Chhattisgarh) ont accusé des membres des forces de sécurité d’avoir violé en réunion une adivasi âgée de 14 ans. Deux paramilitaires ont été arrêtés en septembre ; ils étaient soupçonnés d’avoir tué une femme, d’avoir violé son amie et de lui avoir jeté de l’acide en juillet dans l’État du Mizoram. Dans un courrier adressé en avril à sa hiérarchie, un membre haut placé des Forces centrales de réserve de la police (CRPF), un groupe paramilitaire, a accusé plusieurs services de sécurité d’avoir procédé à l’exécution extrajudiciaire de deux membres présumés d’un groupe armé en Assam. Cet homme a été muté. En juillet, la Cour suprême a ordonné au Bureau central d’enquêtes d’examiner plus de 80 cas présumés d’exécutions extrajudiciaires commises par la police et les forces de sécurité au Manipur, entre 1979 et 2012. Elle a déclaré que le temps écoulé ne pouvait justifier l’absence d’enquête. En juin, la police de l’État du Madhya Pradesh a abattu cinq paysans qui participaient à une manifestation à Mandsaur pour réclamer une hausse des prix de vente de leurs denrées agricoles. Au moins 38 personnes ont été tuées en août lors de manifestations tenues en Haryana à la suite de la condamnation pour viol d’un gourou se prétendant « messager de Dieu ». Elles ont essuyé des tirs de la police, et certaines ont été victimes d’un recours à une force excessive.

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